En 1946, elle rejoint l’Union Soudanaise – Rassemblement Démocratique Africain et se présente aux élections législatives en 1951 qui quintuple ses voix dans la région.
• En 1951, elle fonde le Mouvement intersyndical féminin et développe la solidarité féminine et le rassemblement des femmes de différents secteurs pour améliorer leurs conditions.
• En 1957, Aoua est élue au bureau des Syndicats des travailleurs du Soudan et représente le mouvement au Congrès constitutif de l’Union Générale des travailleurs de l’Afrique noire.
• En 1958, elle est la seule femme élue au bureau politique de l’US-RDA.
• En 1959, elle est élue députée de la Fédération du Mali à Sikasso.
• Après l’indépendance en 1960 elle joue un rôle politique de premier plan jusqu’en 1968.
• Pour faire avancer le droit des femmes, elle participe à l’élaboration du code Malien du mariage et de la tutelle.
• Elle instaure la Journée Internationale de la femme africaine (JIFA) qui sera reconnue par l’ONU le 31 juillet 1962.
• En 1975 elle publie son autobiographie « Femme d’Afrique » et obtient l’année suivant le prix littéraire Africains.
La ligue Aoua Kéïta tend à poursuivre son combat pour la pleine émancipation de la femme et la lutte contre les systèmes qui infantilisent et violentent la femme (excision, le maintien dans l’ignorance, le mariage précoce, la prostitution, le « féminicide ») sans oublier la lutte contre les discriminations sous toutes ses formes que subissent les femmes et qui les relèguent au dernier plan concernant l’accès aux ressources comme l’eau, les terres cultivables et surtout l’éducation qui demeure le facteur indiscutable
de libération.

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